john lennon

Enfance et adolescence (1940-1957) [modifier]

John Lennon est né le 9 octobre 1940 à la maternité d'Oxford Street, à Liverpool, pendant un raid de l'aviation allemande en pleine période du Blitz. Son père, Alfred « Freddie » Lennon, est marin et quitte la maison familliale fréquemment, puis définitivement en 1945. Il ne verra plus son fils jusqu'à la beatlemania. Ses parents s'étant séparés rapidement, John part habiter à Woolton, un autre quartier de Liverpool, chez sa tante et son oncle. Il y passe le reste de son enfance.

Durant son enfance, John se montre un enfant très curieux et doué pour la littérature. Il invente des chansons à partir des comptines qu'on lui apprend à l'école. Il se crée alors un univers proche de son roman préféré, Alice au pays des merveilles. Rapidement, il se montre néanmoins aussi un enfant à l'humour exacerbé, au coup de crayon aiguisé et à l'analyse fine.

Sa mère, Julia Stanley, réapparaît au moment de son adolescence pour disparaître définitivement le 15 juillet 1958, renversée par la voiture d'un policier ivre. C'est sous son impulsion que, durant cette courte période où il la voit de temps en temps, il commence à jouer du banjo et du ukulélé. La mort de sa mère le plonge dans un mutisme manifeste et dans une ironie qui va devenir sa « marque de fabrique ». Il devient alors Teddy Boy, portant des vestes en cuir, une sorte de rebelle local, connu de tous à Liverpool et peu recommandable. Il ne se remettra jamais de cette disparition, lui consacrant plusieurs chansons : Julia en 1968 et Mother en 1970, où il hurle littéralement sa tristesse (ces cris font partie d'un exercice de thérapie, inventée par le Dr. Arthur Janov, très en vogue à l'époque intitulé cri primal).

Avec les Beatles (1957-1970) [modifier]

Icône de détail Article détaillé : The Beatles.

La genèse des Beatles [modifier]

Icône de détail Article détaillé : The Quarrymen.

Pourtant, John Lennon fréquente la Art College de Liverpool, se liant d'amitié avec des artistes comme Stuart Sutcliffe. Simultanément, il se met à jouer du skiffle dans des petites fêtes paroissiales. Inspiré par le rock et ses idoles Buddy Holly, Chuck Berry et Elvis Presley, il fonde un groupe, les Quarrymen, avec Pete Shotton, Nigel Walley et Ivan Vaughan. C’est ce dernier qui, le 6 juillet 1957, présente Paul McCartney à John : c'est la rencontre de deux talents qui seront dès lors en perpétuelle émulation mutuelle. Un autre point commun fort entre les deux jeunes hommes est qu'ils vont se retrouver tous les deux orphelins de mère l'année suivante.

John Lennon jouit d'une autorité certaine sur les quatre membres, en raison de son âge comme de ses excès. Le look de Lennon est à l'époque très influencé par Elvis Presley et Marlon Brando. Il nomme d'ailleurs son groupe les Silver Beetles par allusion au film L'Équipée sauvage, puis les Beatles, le deuxième E se changeant en A sur une idée de Lennon, en référence à la Beat Generation. Il est très influencé par le répertoire rock and roll de l'époque, et son jeu est très agressif. Le succès venant, le groupe quitte Liverpool et fait ses armes dans les boîtes du quartier chaud de Hambourg, en Allemagne. John, plein de facéties pendant ses concerts (« My name is John, I play the guitar. Sometimes I play the fool too. » – « Je m'appelle John, je joue de la guitare. Des fois je joue les andouilles aussi. »), devient le « révolté » de la bande.

En 1962, John a épousé Cynthia Powell, rencontrée à l'Art College (École d'Art) en 1958 et avec qui il aura un fils, Julian, né le 8 avril 1963.

John Lennon a imposé pour cette « escapade » allemande son meilleur ami Stuart Sutcliffe. Bien que peintre très doué, Stuart se révèle un piètre bassiste. Sutcliffe quitte le groupe pour vivre son histoire d'amour avec Astrid Kirchherr, auteur des premiers clichés officiels des Beatles. John Lennon vit un deuxième drame lorsque Stuart meurt d'une tumeur au cerveau peu de temps après.

La Beatlemania [modifier]

Au début, John est le principal chanteur du groupe. Ses chansons se montrent souvent drôles ou pessimistes (There's a Place, If I Fell, I'm a Loser, une exception heureuse étant I Feel Fine) par opposition à celles plus rieuses, mais pas toujours, de Paul McCartney, qui, de « brillant second » de John, devient peu à peu la figure harmonique dominante du groupe. L’opposition éclate en 1965, lors de la préparation du 45 tours comportant We Can Work It Out (de McCartney) et Day Tripper (de Lennon). Chacun des deux chanteurs pense que sa chanson est bien meilleure que l’autre et mérite donc la face A, celle qui passe sur les radios. Ne pouvant se mettre d'accord, pour la première fois, un 45 tours sort avec deux faces A et les hit-parades hebdomadaires passent l'une et l'autre, en alternant chaque semaine.

Bob Dylan reconnaît en John Lennon un talent d'écrivain. De cette reconnaissance va naître un respect et un échange entre les deux icônes de la pop. Car les Beatles, et principalement Lennon, deviennent des icônes. Il vit très mal cette folie qui les entoure et se réfugie dans les sarcasmes et la nourriture (il parle de période « Elvis gros » dans une interview donnée au magazine Rolling Stone). De cette période, où il se répugne lui-même, naîtra la chanson Help!, véritable appel au secours lancé au monde. Cela étant, le film homonyme montre un John Lennon de corpulence parfaitement normale.

« Nous sommes plus populaires que Jésus désormais » [modifier]

Après avoir écrit A Spaniard in the Works en mars 1966, cinq mois avant la troisième tournée américaine d'été (les deux premières eurent lieu en 1964 et en 1965), John Lennon donne une interview à Maureen Cleave, une amie journaliste. Il lance : « Le christianisme disparaîtra. Il s’évaporera, rétrécira. Je n’ai pas à discuter là-dessus. J’ai raison, il sera prouvé que j’ai raison. Nous sommes plus populaires que Jésus désormais. Je ne sais pas ce qui disparaîtra en premier, le rock’n’roll ou le christianisme... »[1],[2] Aussitôt déformés, réduits, ces propos provoquent une vague de haine, partie du sud des États-Unis, contre le groupe et Lennon en particulier. Cette période marque aussi les derniers concerts des Beatles, qui ne savent plus comment concilier les innovations musicales et les foules hystériques.

Lennon tourne aussi un film appelé How I Won the War. Son sens de l'ironie et du non-sens font fureur, bien qu'il n'y tient pas le premier rôle. Lors du tournage de ce film de Richard Lester, à Alméria en Andalousie, Lennon compose un de ses titres phares, Strawberry Fields Forever.

L'éclatement du groupe [modifier]

Lennon va plus loin et plonge dans le psychédélisme, à grands renforts de drogue et de sonorités complexes. Il cherche de plus en plus une paix intérieure, et après avoir suivi un temps les préceptes d'un gourou en Inde, il se tourne vers une artiste d'avant-garde japonaise qu'il a rencontrée lors d'une exposition d'art, Yōko Ono. Sa vie sentimentale est une longue histoire tourmentée. Son divorce résulte surtout de cette liaison avec Yōko Ono, qui deviendra sa seconde épouse et qui aura une grande influence sur la suite de sa carrière (elle en sera d'ailleurs critiquée, étant tenue pour responsable de la séparation des Beatles par de nombreux fans).

Ses compositions se montrent ambitieuses et très denses (Lucy in the Sky with Diamonds, All You Need Is Love, I Am the Walrus, A Day in the Life, Strawberry Fields Forever). Pourtant, la présence de Yoko Ono lors des sessions d'enregistrement provoque rancœur et animosité. Tout cela aboutit à l'Album blanc qui consacre l’éclatement des Beatles, chacun, a-t-on prétendu, ne servant aux autres que de musicien de studio. Abbey Road sera leur dernier vrai travail d’harmonie commune, puisque Let It Be sera publié plus d'un an après son enregistrement, grâce au travail de montage et de mixage de Phil Spector. La même année, d’ailleurs, le disque solo de Paul, où il joue à lui seul tous les instruments par re-recording, est déjà sorti, rapidement suivi par le triple album All Things Must Pass de George Harrison. C'est en fait John Lennon qui met fin aux Beatles, en leur annonçant son départ définitif en septembre 1969 peu de temps après les sessions d'enregitrement du disque Abbey Road. La nouvelle est dans un premier temps tenue secrète, compte tenu de nombreux impératifs commerciaux, et c'est Paul McCartney qui officialisera la séparation sept mois plus tard, en avril 1970. « J'ai fondé les Beatles et je les ai dissous, c'est aussi simple que cela » dira ensuite John Lennon.

Carrière solo (1968-1980) [modifier]

Après la séparation des Beatles, John se consacre à sa compagne, l'artiste du mouvement Fluxus Yoko Ono, et à sa famille. Sa carrière solo en dents de scie — car la musique n'est plus sa seule préoccupation — est malgré tout riche et fructueuse. Durant toute la décennie 1970, J. Lennon oscille entre plusieurs styles, adoptant un look toujours différent : véritable hippie, militant pacifiste, rocker, adepte de la méditation, etc.

Au début des années 1970, ce sera la provocation, le Plastic Ono Band avec le bassiste Klaus Voormann, les coups médiatiques, les phrases assassines envers Paul McCartney, les chansons pacifistes et engagées et surtout le combat de Yoko Ono pour lui faire exorciser un de ses vieux démons : la mort de sa mère. Il devient l'incarnation de l'activisme de sa génération et utilise sa notoriété dans de nombreux happenings en faveur de la paix (Give Peace a Chance). On lui doit notamment la célèbre Imagine, aux accents universels, une des chansons les plus populaires jamais écrites.

À l'été 1973, John s'éloigne de Yoko et s'installe à Los Angeles avec May Pang, sa jeune assistante et nouvelle compagne. Ce sera sa période rocker-retour aux sources (J. Lennon parle d'un « week-end perdu » ou « lost week-end »). Avec le producteur Phil Spector il enregistre entre autres : Walls and Bridges, et puis l'album Rock'n Roll, constitué de reprises de classiques du rock'n'roll comme Be-Bop-A-Lula ou Peggy Sue.

Au début de 1975, J. Lennon retourne dans les bras de Yoko Ono. Le 9 octobre 1975, jour du 35e anniversaire de John, naît son second fils, Sean. Lennon se retire alors de la scène publique et musicale pour se consacrer à son fils.

Assassinat [modifier]

Strawberry Fields, Central Park, New York
Strawberry Fields, Central Park, New York

C'est un homme réconcilié avec lui-même et revenu des affres de la surnotoriété qui signe l'album Double Fantasy en novembre 1980. Un album plein de fraîcheur et de tendresse, avec des titres chantés en alternance par Yoko et par John. Il meurt assassiné[3] à New York le 8 décembre 1980 à 22 h 52, après une soirée de travail en studio et alors qu'il rejoint son appartement du Dakota Building près de Central Park. Sous les yeux de Yoko, Mark David Chapman, un homme profondément religieux, mais complètement déséquilibré, l'abat de cinq balles de revolver (calibre 38). Quelques heures plus tôt, Lennon lui avait accordé un autographe.

Les raisons de ce meurtre demeurent floues. Certains y voient le sentiment de trahison qu'aurait éprouvé Chapman, accusant son idole de ne pas avoir tenu ses promesses de paix et d'égalité des richesses qu'il communiquait dans ses chansons.

Le Dakota Building où Lennon habitait à New York et où il vivait encore lors de son assassinat.
Le Dakota Building où Lennon habitait à New York et où il vivait encore lors de son assassinat.

Vision du monde [modifier]

Bien que John Lennon soit avant tout connu comme auteur-compositeur-interprète, la vision qu'il affichait du monde - bien qu'à l'époque, elle pût encore choquer -, son ouverture d'esprit et son insistance sur les questions de paix et d'amour ont contribué à faire de lui une icône populaire.

Dans sa chanson God, John explique que Dieu est un concept que l'homme s'est créé pour pouvoir supporter ses propres souffrances, ou pour acquérir une force supplémentaire qui aidera le croyant à survivre. Il rappelle ainsi une vision exprimée par nombre d'écrivains (Sade, Marx, Nietzsche, ...) dont le grand public américain ne connaît pas forcément beaucoup plus que les noms. Par ailleurs, il explique son rêve (« you may say I'm a dreamer ») d'un monde sans guerre, sans religion, sans souffrance où tous les êtres humains pourraient vivre dans l'amour, la paix et l'unité.

Dans la vie courante, l'homme ne fera pas toujours preuve d'un détachement aussi olympien : si une de ses photos où il pastiche la pochette de Ram, de son ancien ami Paul McCartney peut être considérée comme un simple gag, les paroles de la chanson How Do You Sleep se montrent très dures envers ce dernier : « Those freaks was right when they said you was dead ».

Son album avec Elephant's Memory, Some Time in New York City, dont chaque chanson ou presque est revendicative, n'aura pas un succès comparable à ceux qui l'avaient précédé.

Hommages [modifier]

  • Un film, Two of Us, rend hommage à la fois à John et à Paul en imaginant une rencontre entre eux lors du passage de Wings à New York.
  • En 2002, l'aéroport de Liverpool, rénové, a été rebaptisé John Lennon Liverpool Airport. Une statue de bronze le représentant est installée dans le hall d'enregistrement, la devise "above us only sky" (tirée des paroles d'Imagine) est peinte au plafond, tandis qu'à l'extérieur, un Yellow Submarine géant accueille les automobilistes...
  • La Cité de la Musique lui a consacré à une exposition, en guise d'hommage. John Lennon Unfinished Music, du 20 octobre au 25 juin 2006.

Discographie [modifier]

Pour la discographie avec les Beatles, voir Discographie des Beatles.

Albums studio [modifier]

  1. 1968 : Unfinished Music No.1: Two Virgins (avec Yoko Ono) – US #124
  2. 1969 : Unfinished Music No.2: Life with the Lions (avec Yoko Ono) – US #174
  3. 1969 : Wedding Album (avec Yoko Ono) – US #178
  4. 1970 : John Lennon/Plastic Ono Band – UK #8, US #6
  5. 1971 : Imagine – UK #1, US #1
  6. 1972 : Some Time in New York City (avec Yoko Ono) – UK #11, US #48
  7. 1973 : Mind Games – UK #6, US #9
  8. 1974 : Walls and Bridges – UK #6, US #1
  9. 1975 : Rock 'n' Roll – UK #6, US #6
  10. 1980 : Double Fantasy (avec Yoko Ono) – UK #1, US #1
  11. 1984 (posthume) : Milk And Honey (avec Yoko Ono) – UK #3, US #11

Albums live [modifier]

Compilations [modifier]

Singles [modifier]

  • 1969 : Give Peace a Chance (avec The Plastic Ono Band) – UK #2, US #14
  • 1969 : Cold Turkey (avec The Plastic Ono Band) – UK #12, US #30
  • 1970 : Instant Karma! (avec The Plastic Ono Band) – UK #4, US #3
  • 1971 : Mother – US #43
  • 1971 : Power to the People (avec The Plastic Ono Band) – UK #6, US #11
  • 1971 : Imagine – US #3
  • 1971 : Happy Xmas (War Is Over) (avec Yoko Ono, The Plastic Ono Band et The Harlem Community Choir) – US
  • 1972 : Happy Xmas (War Is Over) (avec Yoko Ono, The Plastic Ono Band et The Harlem Community Choir) – UK
  • 1972 : Woman Is the Nigger of the World – US #57
  • 1973 : Mind Games – UK #26, US #18
  • 1974 : Whatever Gets You through the Night – UK #36, US #1
  • 1975 : #9 Dream – UK #23, US #9
  • 1975 : Stand by Me – UK #30, US #20
  • 1975 : Imagine – UK #6
  • 1980 : (Just Like) Starting Over – UK #1, US #1
  • 1980 : Happy Xmas (War Is Over) (avec Yoko Ono, The Plastic Ono Band et The Harlem Community Choir) – UK #2 (retour)
  • 1980 : Give Peace a Chance (avec The Plastic Ono Band) – UK #33 (retour)
  • 1980 : Imagine – UK #1 (retour)
  • 1981 : Woman – UK #1, US #2
  • 1981 : Watching the Wheels – UK #30, US #10
  • 1981 : Happy Xmas (War Is Over) (avec Yoko Ono, The Plastic Ono Band et The Harlem Community Choir) – UK #28 (retour)
  • 1982 : Love – UK #41
  • 1984 : Nobody Told Me – UK #6, US #5
  • 1984 : Borrowed Time – UK #32
  • 1984 : I'm Stepping Out – US #55
  • 1985 : Jealous Guy – UK #65
  • 1988 : Imagine / Jealous Guy – UK #45
  • 1988 : Jealous Guy – US #80
  • 1999 : Imagine – UK #3 (réédition)
  • 2003 : Happy Xmas (War Is Over) (avec Yoko Ono, The Plastic Ono Band et The Harlem Community Choir) – UK #32 (réédition)

mercredi 01 octobre 2008 17:48


traffic

Membres fondateurs du groupe [modifier]

Histoire [modifier]

Steve Winwood a formé Traffic au printemps 1967, sabordant par la même occasion le Spencer Davis Group original alors en pleine gloire (Gimme some loving était en haut des charts). Mais Stevie jouait assidûment depuis quelque temps déjà avec des copains de la région de Birmingham : Jim Capaldi (batteur), Chris Wood (flûtiste et saxophoniste) et Dave Mason (guitariste chanteur) et il pensait qu'il était temps de passer à un autre niveau de création. Leur 1er single fut le très psychédélique Paper Sun en mai 1967, et enfin arriva à la fin de l'année l'album tant attendu concocté dans leur fameux cottage du Berkshire et qui s'intitulait Mr. Fantasy, d'après le morceau qui le termine (Dear Mr Fantasy).

L'ensemble de ce premier album naviguait entre pop psychedelique, rock, blues et jazz et cela donnait au groupe un son absolument unique. Sur des musiques le plus souvent de Winwood (plus Wood parfois), Capaldi avait généralement le rôle de parolier. Sauf pour les morceaux de Dave Mason qui se distinguaient d'ailleurs par un aspect plus "chanson". Cette singularité de Dave et son intégration un peu marginale, allaient le faire quitter le groupe dès la fin 67, puis revenir, puis repartir, etc.

Le manager de Traffic était Chris Blackwell, fondateur du label Island et grand propagateur du reggae, qui connaissait Winwood depuis l'époque du Spencer Davis Group. De même pour le producteur de leurs deux premiers albums nommé Jimmy Miller, et qui s'illustra ensuite avec les Rolling Stones (production de leur Beggars Banquet)

En octobre 1968 arrivait le 2e album, nommé simplement Traffic, dans le même esprit et tout aussi passionnant que le 1er, et avec d'autres perles grandioses comme "Pearly Queen", "40.000 Headmen" ou le plus léger et chantant "Feelin' Alright" de Mason. Cela n'empêcha pas le groupe de spliter une première fois à la fin de l'année, car Stevie avait ce vieux projet avec son ami Eric Clapton d'un groupe qui allait finalement s'intituler Blind Faith et se révéler bien difficile à vivre. La parution suivante de Traffic Last Exit fut donc un album posthume et à demi live.

Après Blind Faith, puis Airforce de Ginger Baker, Steve Winwood travaillait donc à un album solo quand son frère Muff révéla à la presse que Jim et Chris l'aidaient à terminer celui-ci. Traffic allait donc renaître de ses cendres en 1970 (et pour un opus solo de Winwood il faudrait attendre 1977) avec ce nouvel album au mois de Juillet John Barleycorn must die. Un album plus folk, à l'instar de la très belle chanson (exhumée du folklore britannique) qui lui donne son nom.

Assez vite, Steve souhaita élargir le nouveau groupe, alors arrivèrent successivement Ric Grech (bassiste, ex-Family et transfuge de Blind Faith aussi), puis Rebop Kwaku Baah (percussionniste ghanéen qui joua ensuite avec Can), et Dave Mason de retour des USA reprit une fois de plus "sa place". Jim Gordon (batteur californien) s'installa derrière les fûts parce que Jim Capaldi souhaitait devenir percussionniste et chanteur. Un album live fut enregistré cette année-là, nommé par leurs sept noms ajoutés (et sans celui de Traffic, mais on trouvait quand même le fameux logo). Il s'appelle Welcome to the Canteen, et reste un de leurs albums les plus populaires.

Le vrai nouveau disque, qui allait sortir fin 1971 allait se révéler plus novateur, c'est The low spark of high-heeled boys, avec sa pochette découpée en un effet cube très design par l'artiste Tony Wright. Exit Dave Mason, il restait donc 6 membres et les morceaux non chantés par Steve l'étaient par Jim (Light up or leave me alone) ou même par Ric Grech (Rock'n'Roll Stew). Jim Capaldi, apparemment de plus en plus séduit par le rôle de chanteur, allait bientôt partir au fameux studio américain de Muscle Shoals (Alabama) pour y enregistrer son 1er album solo. Steve et Chris furent bien sûr invités à y participer (parmi d'autres comme Paul Kossoff ou Mike Kellie). Et c'est ainsi que Winwood fut séduit par la rythmique implacable mais funky des fameux requins de studio oeuvrant là-bas. Et si le Traffic de 1972 comportait toujours 6 membres, la rythmique Grech-Gordon avait été remplacée par celle de David Hood (basse) plus Roger Hawkins (drums). Avec le trio fondateur et Rebop toujours là bien sûr.

Ce fut donc le line-up pour un 2e album avec pochette d'apparence cubique, le plus musclé Shoot out at the Fantasy Factory. Comme dans le précédent, de longs thèmes y étaient développés dans des atmosphères plutôt jazzy, et Steve y faisait encore preuve d'une grande maestria, notamment de guitariste (sa qualité la plus méconnue). Quelques mois plus tard arrivait un nouveau disque On the road, donc live cette fois, enregistré sur la tournée européenne avec la même équipe, assortie du pianiste Barry Beckett (de Muscle Shoals forcément), ce qui permettait à Winwood de s'exprimer encore plus librement. Les morceaux, surtout tirés des deux précédents albums "cubiques" atteignent des durées encore plus longues (18 mn pour The Low Spark).

Puis l'ultime vrai album de Traffic fut en 1974 le quelque peu déroutant When the Eagle flies. Changement de direction encore et retour à un quartet : le trio de base Winwood-Wood-Capaldi augmenté du bassiste jamaïcain Rosko Gee. Bien moins de brillantes improvisations, mais un disque peut-être plus tourné vers l'intérieur, avec une réflexion philosophico-écologique sur le devenir de notre planète face aux outrages subis par Mère Nature. Album plus spirituel donc, avec pour le son un grand rôle aux claviers/synthé laissant en partie augurer de la suite de la carrière de Steve.

Ajoutons que la réunion de Winwood et Capaldi en 1994 allait donner lieu à un nouvel album sous le nom de Traffic, intitulé Far from Home. Et un tout nouvel album The Last Great Traffic Jam a paru fin 2005, avec du live cette fois de cette même année 1994 (dont un "Dear Mr Fantasy" avec Jerry Garcia de feu-Grateful Dead). Il s'agit d'ailleurs d'un "dual disc" dont la partie vidéo consiste en une interview de Steve et Jim, filmée à l'époque de l'entrée de Traffic au Rock'n'Roll Hall of Fame (en Mars 2004). Donc une sorte d'ultime hommage à Jim Capaldi, disparu en Janvier 2005. Rappelons que Chris Wood était mort en 1983, et Rebop l'année d'avant.

Discographie [modifier]

Albums [modifier]

  • Last Exit (en partie live, 5-1969)
  • John Barleycorn must die (7-1970)
  • Welcome to the Canteen (Live, 9-1970)
  • The Low Spark of High-Heeled Boys (11-1971)
  • Shoot out at the Fantasy Factory (2-1973)
  • On the Road (Live, 10-1973)
  • When the Eagle flies (9-1974)

+

  • Far from Home (7-1994)
  • The last great Traffic jam (cd+dvd, 1994+2004/ dual-disc 9-2005)

Quelques "Best of" [modifier]

  • The Best of Traffic (1969)
  • Feeling alright (The very best of Traffic)
  • Smiling Phases (double, 1991)

lundi 15 septembre 2008 17:15


quicksilver messenger service

Membres du groupe [modifier]

  • John Cipollina : Guitariste (de 1965 à 1971 puis 1975)
  • Gary Duncan : Guitariste et chanteur (de 1965 à 1969 puis 1970 à 1972, et 1975)
  • Greg Elmore : Batteur (de 1965 à 1972, puis 1975)
  • David Freiberg : Bassiste, chanteur et violoniste (de 1965 à 1971 puis 1975)

Ainsi que :

Histoire [modifier]

Quicksilver Messenger Service trouve son origine dans la rencontre à San Francisco entre les chanteurs Dino Valente (également désigné sous le nom de Dino Valenti), Jimmy Murray et le guitariste John Cipollina en 1964. Tous les trois musiciens de folk-rock, ce sont des habitués des clubs de San Francisco et de ses alentours. À l'initiative de Dino Valente, le plus ambitieux des trois, l'idée de créer leur propre groupe fait rapidement son chemin. Mais le projet est remis en cause lorsque Valente est arrêté pour possession de marijuana. Pourtant, Cippolina et Murray ne désarment pas et engagent le guitariste et chanteur Skip Spence afin de remplacer Valente. Le bassiste David Freiberg est également sollicité. Spence rapidement débauché pour devenir le batteur du Jefferson Airplane (alors qu'il est guitariste de formation !), Cipollina se tourne vers le guitariste Gary Duncan, lequel est suivi par son ami batteur Greg Elmore.

L'année 1965 touche à sa fin, et le groupe (qui n'a pas encore de nom) est enfin prêt à démarrer. Les cinq musiciens choisissent alors de prendre le nom de Quicksilver Messenger Service car ils sont tous nés sous des signes astrologiques régis par la planète Mercure. Mercure est le dieu messager (messenger) dans la mythologie romaine, mais aussi un métal également nommé vif-argent (le mercure).

Vivant en communauté dans un chalet situé sur les hauteurs de San Francisco, les membres du groupe gagnent leur vie en jouant dans les clubs locaux, où ils croisent également des formations telles que le Grateful Dead ou le Jefferson Airplane. À grand renfort de substances illicites, ces groupes sont en train de donner naissance à un nouveau genre musical qu'il conviendra d'appeler acid rock ou rock psychédélique.

Le succès de ces groupes attise la convoitise des grandes maisons de disque. En 1967, le QMS signe ainsi un juteux contrat avec la firme Capitol Records, ce qui provoque le départ de Jimmy Murray, qui se sent incapable d'assumer le statut de musicien professionnel. En 1968, le QMS enregistre son premier album homonyme, puis enchaine en 1969 avec le remarquable Happy Trails. Enregistré en public, cet album devenu culte est un des momuments de l'acid rock, dominé par les improvisations pleines de virtuosité des guitaristes Gary Duncan et John Cipollina. Happy Trails est un sommet que le QMS n'atteindra plus jamais.

En 1969, Gary Duncan quitte le groupe pour s'en aller rejoindre Dino Valente, tout juste sorti de prison. Il est remplacé par le fameux pianiste Nicky Hopkins sur l'album Shady Grove.

Dino Valente et Gary Duncan réintègrent alors le groupe. Le retour de Valente s'apparente en réalité à une véritable prise de pouvoir. Au bout de deux albums (Just For Love en 1970 et What About Me en 1971), Hopkins et surtout Cipollina, fatigués des manière dictatoriales de Valente, quittent le groupe. Puis c'est ensuite Freiberg, qui est emprisonné pour détention de drogue.

QMS, emmené par Valente, Duncan et Elmore, et renforcé de nouveaux musiciens (Mark Ryan à la basse et Mark Naftalin aux claviers) enregistre deux autres albums (Quicksilver en 1971 et Comin'Thru en 1972) avant de se dissoudre.

QMS se reformera ponctuellement en 1975 avec ses membres d'origine pour l'album Solid Silver.

Discographie [modifier]

Quicksilver Messenger Service [modifier]

avec Nicky Hopkins:

  • Shady Grove (1969)

Hawaiian Albums:

  • Just for Love (1970)
  • What About Me (1970)

Quicksilver [modifier]

Reformation par Gary Duncan

  • Peace By Piece (1986)
  • Shapeshifter (1996)
  • Live at Fieldstone

lundi 15 septembre 2008 17:11


black sabbath

Histoire [modifier]

La première formation (1968) [modifier]

À la suite de la séparation de leur groupe précédent Mythology en 1968, Tony Iommi et Bill Ward eurent l'idée de former un heavy blues band à Aston, Birmingham, Angleterre. Le groupe recruta Geezer Butler et Ozzy Osbourne qui avaient auparavant joué ensemble dans un groupe appelé Rare Breed. Le nom du groupe fut tout d'abord « Polka Tulk Blues Company » (bientôt raccourci en « Polka Tulk »), et plus tard rebaptisé Earth. Cette formation jouait du rock et du blues[6],[7].

Le guitariste Tony Iommi a été considérablement influencé par les riffs lourds de guitaristes comme Hank Marvin, du groupe The Shadows, et par des guitaristes de jazz, en particulier Django Reinhardt. Iommi délaissa Earth pendant une courte période pour tenter sa chance avec Jethro Tull[8]. Il revint finalement en janvier 1969. "Cela ne me convenait pas, donc je suis parti", déclara Tony Iommi. "Au début je trouvais que Jethro Tull était génial, mais je n'étais pas favorable à avoir un leader dans le groupe, ce qui était le point de vue de Ian Anderson. Quand je suis parti de Tull, je revins dans Earth avec une attitude complètement différente. Cependant, les autres me dirent de mériter ma réintégration"[9].

Le groupe a également exprimé un penchant pour le jazz, particulièrement pour des batteurs comme Buddy Rich et Gene Krupa. Geezer cite Jack Bruce de Cream comme premier bassiste britannique blues parmi ceux qui ont eu une influence importante pour lui : « Il était le premier instrumentiste à plier les cordes et à jouer de la basse comme un instrument totalement indépendant ». La période pré Sabbath est donc marquée par des sets mêlant blues, jazz et rock, ainsi que des reprises de titres de Jimi Hendrix et de Cream. Osbourne indique qu'il a été profondément influencé par les Beatles et que son album favori de tous les temps est Revolver.

Earth a pris une direction musicale plus sombre quand Geezer commença la lecture d'œuvres de Dennis Wheatley, traitant de magie noire. En effet, il raconta au groupe la vision qu'il eut un jour d'une silhouette noire encapuchonnée au pied de son lit[10]­­­. S'inspirant de cette histoire, le groupe écrivit une chanson intitulée Black Sabbath dont le titre était tiré d'un film de 1963 avec Boris Karloff. Constatant le nombre de personnes attendant au dehors des cinémas, Ozzy Osbourne déclara "qu'il était étrange de voir tellement de gens dépenser autant d'argent pour voir des films d'horreur. Ceci nous donna l'idée de jouer de la musique plus sombre, plus effrayante"[11]. Le groupe commença alors à écrire des chansons sombres et sinistres afin d'apporter une réponse musicale aux films d'horreur ainsi qu'une sorte de rébellion contre la musique « heureuse » répandue dans les années 60.

Début 1969, le groupe remarqua qu'il était confondu avec une autre formation appelée Earth. Ils adoptèrent alors le titre de leur toute première chanson comme nom de groupe.

Exemple typique d'une progression harmonique avec le triton (sol-do#) : le riff principal de la chanson Black Sabbath par Black Sabbath.

Première période - les « historiques » (1968-1979) [modifier]

S'appuyant sur la nouveauté de leur son « lourd » et les pitreries d'Ozzy Osbourne, le groupe rencontra le succès dès son premier album, Black Sabbath, sorti le vendredi 13 février 1970 et signé chez Warner Bros. Records aux États-Unis et au Canada, et sous le label Vertigo Records pour le reste du monde. L'album Paranoid suivit la même année, augmentant encore leur popularité en Amérique et au Royaume-Uni. La chanson War Pigs a été écrite en protestation contre la guerre du Vietnam et devait à l'origine donner son nom au disque. Le groupe a enregistré Paranoid en dernière minute simplement pour ajouter du temps à l'album. Pour cause de refus de War Pigs par la maison de disque, la chanson devînt finalement le titre de l'album, et fut leur première à bénéficier d'un temps de passage conséquent sur les radios . Ce refus explique par ailleurs le décalage entre le titre (Paranoid) et la pochette de l'album (un guerrier surgissant de nulle part avec un sabre).

Une autre innovation est la conséquence indirecte d'un accident. Iommi ayant perdu les bouts de deux doigts de sa main gauche à l'époque où il travaillait dans une aciérie. Au départ, il s'est fabriqué des prothèses à partir du plastique fondu d'une bouteille de détergent. Ses doigts blessés étant plus sensibles, Iommi réduisit la tension des cordes de sa guitare Gibson Guitar Corporation d'E standard à C# (à partir du troisième album, Master of Reality), ce qui permit d'atténuer la douleur à l'extrémité de ses doigts lorsqu'il jouait. Geezer Butler abaissa alors la tonalité de sa basse pour la faire correspondre à celle de Iommi. Ceci a donné à la musique une tonalité plus lourde, collant ainsi mieux aux paroles du groupe.

Black Sabbath sortit un nouvel album en 1971, Master of Reality. C'était le premier album de Sabbath à comporter une quantité significative de matériel acoustique (le morceau Solitude incluait un solo de flûte de Iommi). C'est une parenthèse souvent négligée par rapport au style général de Black Sabbath, car le groupe n'est généralement connu que pour ses riffs simples, lourds, sombres. Ils ajoutèrent des éléments encore plus variés à l'occasion de la sortie de Black Sabbath, Vol. 4 en 1972. Celui-ci comporte la ballade Changes (contenant seulement des voix, de la basse, du piano et du mellotron) et les hymnes heavy comme Supernaut et Snowblind. Black Sabbath, Vol. 4 reste à ce jour leur album le plus abouti.

En 1973, Black Sabbath était le groupe de heavy metal le plus connu au monde, et ses concerts étaient une attraction majeure. Leur album suivant, Sabbath Bloody Sabbath, vit le groupe collaborer avec le clavier de Yes, Rick Wakeman, durant les sessions d'enregistrement. Hormis le morceau-titre, l'album comprenait également Spiral Architect, à l'atmosphère space rock et A National Acrobat, d'inspiration plus rock progressif.

Durant toute cette période, le groupe était fortement accro aux drogues, et on prétend que Osbourne et Ward auraient pris du LSD quotidiennement pendant deux ans. Sur la fin de sa participation au groupe en 1978, Ozzy Osbourne était tellement ravagé par les drogues qu'il se plaignait d'être « très malheureux, et ivre et défoncé tous les jours ». Plusieurs chansons du groupe parlent de drogue, explicitement et implicitement.

Le groupe souffrait alors de sérieux problèmes de gestion (il était sous le contrôle du futur beau-père d'Osbourne, Don Arden). Ces problèmes de gestion et l'abandon de Vertigo Records pour WWA perturbèrent le calendrier prévu pour la sortie de leur nouvel album, alors que le groupe était toujours lié à Warner Bros. Records pour le Royaume-Uni et les États-Unis. Malgré ces problèmes, Sabotage sortit en 1975, avec un succès qui ne se démentait pas. Malgré, les problèmes de drogues, leurs expérimentations musicales continuèrent (les chants grégoriens et la chorale de moines sur Supertzar en marquant le point culminant), le changement d'orientation de la scène rock de l'époque, plusieurs problèmes internes au groupe, tout cela affecta sérieusement la stabilité et la production du groupe.

Technical ecstasy (1976) s'est avéré être un échec commercial. L'album est caractérisé par des orchestres symphoniques, des synthétiseurs, et une partie des paroles est signée par le batteur Bill Ward, suite à une brève absence d'Ozzy Osbourne des sessions d'enregistrement. Après 1977, Ozzy Osbourne n'assistait plus aux répétitions du groupe et les membres restants enregistrèrent plusieurs morceaux avec le chanteur Dave Walker, un ancien de Savoy Brown.

Walker a participé aux sessions d'enregistrement pour le nouvel album, et il contribua à écrire les paroles de plusieurs chansons. Le nouveau groupe joua même une version alternative du morceau Junior Eyes dans l'émission « Look Here ! » de la BBC en janvier 1978. Cependant, ceci s'avéra être une incarnation de courte durée du groupe car Ozzy fit son retour avec des paroles bien meilleures que celles écrites par Walker. Le nouvel album, intitulé Never Say Die!, sortit finalement fin septembre 1978, après que les parties vocales aient été remaniées en studio. De loin la sortie la plus expérimentale du groupe jusqu'ici, l'album explore de multiples genres musicaux, comme le jazz, la synthpop et le blues, mais comme pour l'album précédent, les ventes ne décollèrent pas, peut-être justement du fait de ces nouvelles orientations musicales.

En raison des conflits internes et d'un manque évident d'engagement dû aux drogues, Ozzy Osbourne dut quitter le groupe en 1979. Ozzy déclara plus tard dans une interview (sur un morceau bonus de l'album The Ozzman Cometh) qu'il était vraiment heureux de quitter le groupe, étant donné ses problèmes récurrents avec les drogues et l'alcool. Le « Madman » épousera par la suite Sharon Arden, la fille du producteur de Black Sabbath, Don Arden.

Deuxième période - « les années Dio » (1979-1982) [modifier]

Osbourne fût remplacé par l'ancien chanteur de Rainbow, Ronnie James Dio. L'album suivant de Black Sabbath (le premier avec Dio), Heaven and Hell, permit au groupe de renouer avec le succès en 1980, atteignant leur plus haut classement depuis Sabotage (1975). C'est au cours de la tournée qui suivit que Dio popularisa la « Mano Cornuta » (geste de la main consistant à replier le majeur, l'annulaire et le pouce, ne laissant que l'index et l'auriculaire dressés), qui par la suite devait devenir un symbole du Heavy metal en général.

L'album a également marqué l'arrivée de Geoff Nicholls, clavier du groupe Quartz, en tant que musicien de session (Nicholls n'a jamais été clairement crédité en tant que membre officiel, et a la plupart du temps été forcé de jouer depuis les coulisses pour une probable raison esthétique, mais il co-écrit beaucoup de chansons et est resté avec Black Sabbath dans toutes les incarnations suivantes, jusqu'en 2001 où il n'a plus été retenu). Toujours au cours de cette tournée, Bill Ward, le batteur, quitta le groupe pour des raisons personnelles (ses deux parents étant morts au cours d'une période plutôt courte, Bill luttait contre l'alcoolisme et ses autres penchants). À noter enfin une brève éclipse de Butler, qui fût remplacé à la basse par Nicholls.

Le batteur Vinny Appice rejoignit le groupe à la fin de la tournée, puis resta pour enregistrer l'album Mob Rules, dont le morceau-titre fut repris dans le film Métal hurlant. Cependant, l'enregistrement qu'on peut entendre dans le film (et dans l'album qui en a été tiré) est une version alternative de celle de l'album Mob Rules.

La sortie en 1980 de la compilation Live at Last (enregistrée du temps d'Ozzy Osbourne à l'occasion de la tournée Sabbath, Bloody Sabbath en 1973) incita le groupe à enregistrer rapidement un album live de Mob Rules, intitulé Live Evil. Mais pendant le mixage de Live Evil, Iommi et Butler accusèrent Dio de s'être introduit de nuit dans le studio pour augmenter le volume de sa voix, ce qui les conduisit à virer Dio du groupe et Appice le suivit.

Troisième période - Born Again - Période Ian Gillan (1983-1984) [modifier]

Bill Ward reprit sa place derrière les fûts, et Ian Gillan, en provenance de Deep Purple, arriva comme nouveau chanteur. Pour le citer : « Je n'ai rien planifié pour rejoindre Black Sabbath. Je suis allé boire un coup avec Geezer et Tony, nous avons pris une cuite, et j'ai découvert le jour suivant que j'avais accepté de rejoindre le groupe ! Ce sont des types sympa. Je me suis beaucoup amusé et ça payait les factures, j'ai vécu une super année avec eux. »

Ces membres enregistrèrent l'album Born Again, mais Bill Ward lâcha une nouvelle fois le groupe juste avant la tournée, et fût remplacé par Bev Bevan de Electric Light Orchestra. Durant la tournée, Black Sabbath jouait Smoke on the Water de Deep Purple comme premier rappel. Bien que le disque ait été l'un des plus gros succès historiques du groupe, atteignant même la place de quatrième meilleure vente au Royaume-Uni, la formation ne perdura pas, car Ian Gillan s'en alla rejoindre à nouveau Deep Purple. Bill Ward revînt une fois encore, et l'arrivée d'un nouveau chanteur, David Donato, fût officiellement annoncée en 1984. Cependant, après six mois de répétitions, Donato fut mis à la porte par la production alors que Iommi et Butler se disputaient pour des problèmes d'argent.

Instabilité (1984-1987) [modifier]

Les changements de membres à répétition, nuisant à la crédibilité du groupe, le succès croissant de la carrière solo d'Ozzy Osbourne, accompagné de l'estime des critiques musicaux, tout cela se combina pour faire planer sur le groupe l'ombre d'Ozzy. Geezer, un des membres fondateurs, quitta le groupe pour former le Geezer Butler Band (qui ne devait jamais enregistrer le moindre album). Les membres originaux de Black Sabbath se réunirent temporairement pour jouer trois morceaux (Children Of The Grave, Iron Man et Paranoid) à l'occasion du Live Aid en 1985. Après ça, Iommi décida d'enregistrer un album solo avec l'aide d'un ancien du Sab, le clavier Geoff Nicholls (qui deviendra finalement un membre officiel) et du chanteur Glenn Hughes, passé par Deep Purple et Trapeze. Tony Iommi engagea également la célèbre chanteuse de heavy metal Lita Ford, ainsi que le bassiste de son groupe (Dave « The Beast » Spitz) et son batteur Eric Singer, (qui jouera plus tard avec Kiss et Alice Cooper) pour compléter la formation. Cependant, suite aux pressions de la production et de la maison de disque, un septième album, Seventh Star, sort en tant que « Black Sabbath featuring Tony Iommi  ».

Il y a un certain nombre de polémiques autour de l'album Seventh Star, impliquant Jeff Fenholt, qui prétend avoir été le chanteur principal de Black sabbath pendant environ sept mois. Il affirme avoir quitté le groupe à cause d'une incompatibilité avec sa foi. Les membres du Sab maintiennent qu'il n'a jamais réellement fait partie du groupe, enregistrant seulement quelques démos pour l'album solo d'Iommi. Une partie du matériel sur Seventh Star est censée avoir été écrite par Fenholt, pourtant jamais crédité.

Avant la tounée de Seventh Star en 1986, Glenn Hughes fut impliqué dans une bagarre, et du sang coagulé dans sa gorge le priva de voix le temps de plusieurs concerts. Un jeune chanteur américain inconnu, nommé Ray Gillen, fut appelé pour terminer la tournée. Le moral du groupe était au plus haut lorsqu'il débuta l'enregistrement de The Eternal Idol (l'ancien batteur Bev Bevan était de retour aux percussions, et un deuxième bassiste, Bob Daisley, fût impliqué dans le projet), mais Black Sabbath connut une nouvelle série de mésaventures, conséquence d'une mauvaise gestion financière, principalement une planification désastreuse des enregistrements dans des studios aux coûts prohibitifs. Cela entraîna le départ de Gillen en plein milieu des sessions d'enregistrement. Il s'est joint plus tard à l'ex-guitariste d'Ozzy, Jake E. Lee, pour former le groupe Badlands (qui incluait également Eric Singer).

Les années Martin (1987-1991) [modifier]

Natif de Birmingham, le chanteur Tony Martin fût appelé pour ré-enregistrer toutes les parties vocales de Gillen à partir des bandes de The Eternal Idol, et l'album pût enfin voir le jour. Tony « The cat » Martin s'avéra être un chanteur parfait pour Black Sabbath. En dépit d'une légère ressemblance avec Dio, Martin avait clairement son propre style.

À la fin de l'enregistrement de The Eternal Idol, la majeure partie du groupe se sépara, laissant Iommi, Martin, et Nicholls recruter le bassiste Jo Burt, ainsi que l'ex-batteur des Clash, Terry Chimes, pour la brève tournée de promotion de l'album en 1987.

En 1988, le magazine métal Kerrang! fit courir le bruit que le chanteur Tom Jones avait rejoint Tony Iommi et Bill Ward au sein de Black Sabbath. Ceci s'avéra par la suite être un canular, probablement lié au fait que c'était le numéro d'avril de Kerrang! (voir poisson d'avril). L'équipe du magazine s'est ainsi beaucoup amusé des changements de membres à répétition du Sab durant les années 80, les taquinant à plusieurs reprises en annonçant comme vraies des rumeurs d'arrivée de membres fictifs.

Un certain degré de stabilité était revenu chez Black Sabbath au cours de l'année 1988, avec le maintien de Tony Martin et de Geoff Nicholls, ainsi que le renfort du batteur Cozy Powell, remplaçant Terry Chimes. Powell, batteur légendaire, avait connu le succès avec son propre groupe, ainsi qu'avec Rainbow, Whitesnake, Emerson, Lake & Powell et beaucoup d'autres. Avec le bassiste Laurence Cottle en remplacement de Jo Burt, Black Sabbath sortit l'album Headless Cross en 1989, à ce jour celui qui explore le plus ouvertement la mythologie « sataniste » et les thèmes occultes, album qui fût encensé par la critique. Une vidéo fût réalisée pour le morceau titre de l'album et eu droit à une exposition conséquente sur MTV.

Après Headless Cross, Laurence Cottle fût remplacé par le bassiste expérimenté Neil Murray (ancien compagnon de route de Cozy Powell au sein de Whitesnake). Sabbath sortit ce que les fans considèrent comme le meilleur album de la période Martin, Tyr, en 1990. Le groupe enchaîna les tournées tout au long des années 1990-1991 pour faire la promotion de Tyr.

Dehumanizer - Retour de Dio (1991-1992) [modifier]

Geezer Butler
Geezer Butler

Le 28 août 1990, Ronnie James Dio invita Geezer Butler à un de ses concerts à Minneapolis en tant qu'invité surpise pour jouer Neon Knights en rappel. Après le concert, le duo se remémora les bons moments passés ensemble avec Black Sabbath et de cette entrevue naquirent les prémices d'une future reformation. Le line-up composé par Dio, Butler, Iommi, Powell et Nicholls arrivait à son terme, Cozy Powell quittant le groupe peu après pour être remplacé par Vinny Appice (il y eut des rumeurs sur le départ de Powell, prétendant que Dio et Powell ne se supportaient plus, ou que Powell souffrait des suites d'un accident d'équitation à l'époque). Cela marqua la réunion du line-up de 1981-1982, à l'origine des albums Mob Rules et Live Evil. Ensemble ils enregistrèrent Dehumanizer (1992). Le morceau Time Machine, issu de cet album, peut être entendu dans le film Wayne's World. La version utilisée pour le film diffère de celle de l'album : la version américaine du CD inclut les deux, la version « album » et en bonus track, la « Wayne's World version ».

Jouant devant des publics plus nombreux que tous ceux qu'ils avaient connus en presque une décennie, le Sab rajeuni prit plaisir à renouer avec le succès avec l'album Dehumanizer et la tournée qui suivit. C'est à cette période que Ozzy Osbourne annonça sa retraite de la scène et proposa à Black Sabbath d'assurer sa première partie lors de ses deux derniers concerts à Costa Mesa. Dio refusa d'y participer car il était convaincu que Black Sabbath ne pouvait se réduire à une première partie, sans compter que Ozzy l'avait insulté publiquement à l'occasion de plusieurs interview récentes. Dio n'apprécia pas non plus que les places des concerts aient été vendues en son nom sans son accord. Pourtant, Iommi, Butler et Appice acceptèrent d'y participer.

Dio les quitta pour retrouver son groupe et Rob Halford, chanteur de Judas Priest, fût appelé pour un remplacement de dernière minute (explicitement pour cet évènement unique). Le line-up original de Black Sabbath, y compris Bill Ward, se réunit pour clore la seconde soirée de l'évènement, le 15 novembre 1992, jouant quatre morceaux. Des contrats furent préparés pour un nouvel album et une tournée du line-up original de Black Sabbath, mais Osbourne déclina l'offre à la dernière minute. Finalement, Ozzy Osbourne décida de ne pas se retirer (enchaînant son « No More Tours » (« plus de tournées ») par une tournée judicieusement nommée « Retirement Sucks » (« la retraite ça craint »)).

Retour de Tony Martin (1992-1997) [modifier]

Après la déroute de Dio, Vinny Appice fût remplacé par l'ancien batteur de Rainbow Bobby Rondinelli. Le chanteur Tony Martin et le clavier Geoff Nicholls firent leur retour dans le groupe et Black Sabbath enregistra Cross Purposes, et Cross Purposes Live, un mélange de musique et de vidéos, qui sortirent fin 1994, après quoi Bobby Rondinelli quitta le groupe à mi-tournée. Son remplaçant pour le reste de la tournée fût, à la grande surprise de tous, le batteur originel de Black Sabbath Bill Ward. À la fin de la tournée, les routes de Ward et Butler se séparèrent à nouveau de celles de Iommi, Martin, et Nicholls.

Une autre réunion était sur le feu en 1995. Cette fois ce fût le line-up de l'époque de Tyr qui se reforma, le batteur Cozy Powell et le bassiste Neil Murray rejoignant Iommi, Martin, et Nicholls pour enregistrer Forbidden. L'album était produit par Ernie-C du groupe précurseur de nu metal Body Count. À ce jour, Forbidden reste le dernier album studio complet de Black Sabbath toutes formations confondues. Après l'enregistrement de l'album, Cozy Powell partit à nouveau et fût remplacé pour la tournée par un revenant, Bobby Rondinelli.

En 1996, Castle Records (hors USA et Canada) remasterisa et réédita l'intégralité du catalogue de Black Sabbath en CD jusqu'à The Eternal Idol (1987), ainsi qu'une compilation des années 1988-1995 intitulée The Sabbath Stones pour terminer le contrat de Tony Iommi avec IRS Records.

Reunion - Reformation du groupe originel (1997-aujourd'hui) [modifier]

Concert de Black Sabbath à Nimègue en 2005.
Concert de Black Sabbath à Nimègue en 2005.

En 1996, Ozzy Osbourne lança la tournée de son festival metal à succès Ozzfest, qui était conçu au départ comme une soirée unique. Durant la tournée de 1997, pour la dernière partie de chacune de ses performances sur scène, il fût rejoint par Geezer Butler et Tony Iommi pour une compilation de quelques classiques du Sab (le batteur de Faith No More Mike Bordin assurait les percussions). Cependant, en décembre 1997, le batteur originel Bill Ward rejoignit Osbourne, Iommi, et Butler pour reformer officiellement le Black Sabbath des débuts de manière permanente, pour la première fois depuis 1979.

La reformation du groupe déboucha sur la sortie de l'album Reunion, un double album live de leurs concerts de fin 1997. L'album incluait également les nouveaux morceaux Selling My Soul et Psycho Man. Il s'agissait des premiers morceaux originaux enregistrés en studio par Black Sabbath depuis 1995, et de leurs premiers avec cette formation depuis le départ d'Ozzy en 1979.

Depuis lors, le groupe a sorti diverses compilations, dont un coffret de huit CD appelé Black Box : The Complete Original Black Sabbath (1970-1978). En 1998, Vinny Appice fit son retour après que Bill Ward ait été victime d'une crise cardiaque, peu de temps avant une tournée européenne du groupe. Alors que Sabbath parcourait les États-Unis avec le reste de la tournée 1999 de la Ozzfest, Ward revînt dans le groupe pour de bon. Ce line-up est resté inchangé depuis, partant occasionellement en tournée.

Le groupe s'attaqua à des sessions d'écriture en 2001, avec comme producteur le légendaire Rick Rubin. Ils décidèrent finalement que tout le travail accompli durant cette période n'avait pas la qualité requise par rapport à l' « héritage » de Black Sabbath - une décision qu'Ozzy défendit plus fermement que n'importe quel autre membre du groupe. Ils en ont tout de même joué un morceau (Scary Dreams) à l'occasion du Ozzfest 2001. Le contrat personnel d'Ozzy freina la progression de l'album (Sabbath avait prévue une sortie fin 2001 mais Ozzy travaillait sur son disque à cette période, puis partit en tournée début 2002). Sabbath resta inoccupé en 2002, car Ozzy devait travailler pour son émission de télévision The Osbournes et mettre au point la programmation du Ozzfest 2002. Sa carrière, comme cela avait été le cas avant la reformation du groupe, se déroulait parallèlement à celle de Black Sabbath.

Sans aucune actualité aussi bien pendant la majeure partie de l'année 2002 que durant toute l'année 2003, le groupe fit son retour en 2004. Le clavier des sessions était Adam Wakeman, le fils de Rick Wakeman. Il avait déjà travaillé avec Ozzy et au grand désappointement de ses fans de la première heure, remplaça Geoff Nicholls. Nicholls travaillait avec le groupe depuis l'album de 1980 Heaven and Hell. Black Sabbath fût programmé au Ozzfest 2004, puis au Ozzfest 2005. En novembre 2005, Black Sabbath fût intégré au Hall of Fame de la musique britannique, et le groupe joua lors de la cérémonie de remise des prix. Le même mois, on annonça également leur entrée dans le Rock and Roll Hall of Fame américain pour le 13 mars 2006. Cette fois-ci Sabbath ne joua rien, ce fût Metallica qui interpréta en leur hommage deux de leurs morceaux, Hole in the Sky et Iron Man.

Sharon Osbourne (!) travaille actuellement à programmer le Black Sabbath original pour le Ozzfest 2008.[réf. nécessaire]

Heaven and hell [modifier]

Ronnie James Dio
Ronnie James Dio

En septembre 2006, le webzine espagnol Rafabasa a signalé que Iommi, Butler et Ward rejoindraient Ronnie James Dio pour une tournée des festivals d'été 2007 pendant le stand-by de Black Sabbath : Les années de Dio qui inclut les enregistrements passés et trois nouvelles chansons de Black Sabbath écrits par Iommi et Dio : The Devil Cried (également sortie en tant que single), Shadow Of The Wind et Ear in the Wall. Ward a par la suite décidé de ne pas participer au projet, Vinny Appice prit alors sa place (qui en fait la deuxième réunion Mob Rules/de version de phase de mal/Dehumanizer de Black Sabbath). Un album live de la bande de 1981 est également sorti - Black Sabbath - Live at Hammersmith Odeon. En dehors de ces sorties, une excursion a commencé par le line-up. Voir le paragraphe sur Heaven and Hell plus bas en bas de la page. Ces dégagements marquent la bande première depuis l'album de la Réunion, faisant tout le nombre de la bande des chansons nouvellement libérées depuis l'album interdit 5.

Futur du groupe [modifier]

Bill Ward a décidé de ne pas participer à Heaven and Hell, mais il participerait à une tournée et à un nouvel album du line-up original de Black Sabbath vers la fin de 2007. Ceci ne s'est pas produit parce que Heaven and Hell ont décidé de faire au bout d'excursion par année entière, mais confirme l'idée qu'un futur avec Ozzy est envisagé.

En 2007, Ozzy Osbourne indique sur son site Web que le lineup original de Black Sabbath se joindrait des forces dans le studio enregistrent un nouvel album, le premier depuis 30 ans. Si ceci se produira a pour être confirmé encore par Tony Iommi ou de Geezer qui sont restés vague, bien qu'eux et Bill Ward aient confirmé des plans d'une certaine sorte par Black Sabbath en 2008.

Activité musicale des membres de Black Sabbath [modifier]


mc5

Membres [modifier]

Biographie [modifier]

Les débuts [modifier]

L'histoire du MC5 commence par une amitié entre 2 lycéens américains, tous deux chanteurs et guitaristes, Wayne Kramer et Fred Smith. Passionnés très tôt par le Rock and Roll naissant, ils forment, encore adolescents, chacun leur propre groupe Rock. Devant les nombreuses défections de musiciens dues à l'appel de l'université et de métiers plus stables, les membres les plus décidés des deux groupes unissent en 1964 leurs forces au sein des Headhunters (les Chasseurs de Têtes).

Fort d'un succès local bientôt suffisant pour vivre de leur musique, les musiciens engagent en tant que bassiste le jeune Rob Derminger, un ami du frère de Kramer, impliqué dans la scène Beatnick de Detroit. Rebaptisé Rob Tyner, ce dernier propose de changer le nom du groupe en Motor City 5 (en référence à Detroit, surnommée "la ville de l'automobile" et dont l'économie repose entièrement, à l'époque, sur cette industrie, ainsi qu'au groupe à succès Dave Clark Five), avant de le quitter, la veille d'un concert, à cause de ses difficultés à apprendre la basse.

Début 1965, Tyner réintègre le groupe, cette fois au poste de chanteur. À cette époque, la plus grande partie des membres du MC5 sont encore à l'université, et le groupe ne joue que des reprises, ce qui n'empêche pas sa musique, très énergique et inspirée du Rock and Roll comme du Free jazz, d'attirer un public assez nombreux.

En 1966, le MC5 fait la connaissance de John Sinclair, poète hippie, chroniqueur et fondateur d'un journal underground, condamné plusieurs fois pour possession de marijuana. Plus amateur de Jazz que de Rock, ce dernier accepte néanmoins de devenir leur "guide" au sein de son association underground Trans-Love Energies. Très impliqué à l'extrême gauche, Davis a une grande influence sur le groupe, dont les concerts deviennent très provocateurs : appels à la révolution, meurtre simulé du chanteur... Les MC5 commencent également à consommer des quantités importantes de drogues, notamment du cannabis et du LSD.

Premiers grands succès [modifier]

Jouant presque tous les soirs dans les environs de Detroit, le MC5 gagne bientôt une réputation sulfureuse, relayée par la presse locale qui compare le groupe à un cataclysme naturel. En 1968, Trans-Love Energies sort leur premier single, qui contient Lookin at you et Borderline", deux morceaux originaux. Les premiers pressages sont épuisés en quelques semaines, et le disque atteint à la fin de l'année 7000 ventes.

Après les émeutes de Detroit de 1967, les membres du groupe s'installent dans la ville voisine de Ann Arbor. Remarqués par Jac Holzman, Pdg d'Elektra Records, leur premier album sera d'emblée enregistré live au Russ Gibb's Grande Ballroom de Detroit, les 30 et 31 octobre 1968 et sortira en 1969 sous le titre de Kick Out The Jams .

Ce brûlot live sans concession marquera définitivement l'histoire de la musique rock en rendant compte sans fioriture de la puissance et de la subversion qui accompagnaient les prestations scéniques des MC5.

 

Une fin rapide [modifier]

En 1970 sur le label Atlantic, les MC5 publient un excellent album studio Back In The USA sur lequel figure une version du morceau "Lookin at you".

High Time paraît en 1971 sur le même label mais le succès va en diminuant et les problèmes de drogues minent le groupe et sa cohésion.

Pendant la tournée anglaise de février 1972, le bassiste Michael Davis est remplacé successivement par Steve Moorhouse puis par Derek Hugues pour le reste de la tournée européenne qui passera par la France.

Le malaise au sein du groupe persiste et en novembre 1972, Dennis Thompson puis Rob Tyner s'en vont.

Après avoir tenté de relancer le compte-tours des Motor City Five en intégrant un nouveau batteur (Richie Dharma) et pris à leur compte le chant pour la tournée en France et en Scandinavie, Wayne Kramer et Fred "Sonic" Smith reviennent aux USA, jouent un dernier concert au Grande Ballroom de Detroit puis arrêtent définitivement le moteur du Five dans la nuit du 31 décembre 1972.

Leur plus grand hit fut sans aucun doute le légendaire "Kick Out The Jams" qui accompagné de son fameux "Motherfucker" fut censuré pour ses paroles injurieuses. Le groupe MC5 fut l'un des précurseurs de la vague Punk. Certains puristes de la classification les définissent comme faisant partie du mouvement Protopunk.

 

Ce qu'ils sont devenus [modifier]

Dennis Thompson continuera une carrière musicale en formant New Order (version Us) en 1978 avec Ron Asheton, le guitariste des Stooges avant que tous deux ne s'associent aux musiciens australiens de Radio Birdman pour fonder l'éphémère mais brillant New Race en 1981.

Fred "Sonic" Smith retrouva, en 1978, un instant la flamme avec un groupe nommé Sonic's Rendez-Vous Band composé du batteur Scott Asheton (ex Stooges et frère de Ron), du guitariste Scott Morgan ( ex Rationals présent sur les sessions de High Time) et de Gary Rasmussen à la basse pour créer notamment le percutant morceau "City slang". Fred Sonic Smith décède le 4 novembre 1994, laissant une veuve célèbre, la chanteuse et poétesse punk rock Patti Smith.

Wayne Kramer poursuivra jusqu'au début du nouveau millénaire une carrière principalement solo flirtant avec le hardcore, côtoyant aussi, à l'occasion, Scott Morgan ( Sonic's Rendez-Vous Band), Denis Tek (Radio Birdman et New Race) au sein de Dodge Main en 1996.

Rob Tyner quant à lui est décédé en 1991.

En 2003, Wayne Kramer, Michael Davis et Dennis Thompson formeront DKT-MC5 pour une série de concerts annoncés comme une célébration de la musique des MC5, auxquels se joindront Ian Astbury (The Cult), Lemmy Kilmister (Motorhead), Dave Vanian (Damned) et Nick Royale (Hellacopters). En 2006, c'est avec la chanteuse Lisa Kekaula (the Bellrays) que les trois vétérans se lancent dans une nouvelle tournée européenne.

Un DVD "Sonic revolution: a celebration of the MC5" témoignera de l'évènement.

Discographie [modifier]

Albums [modifier]

Compilation [modifier]

  • 2000 : Big Bang : The Best of the MC5

Singles [modifier]

  • 1967 : I Can Only Give You Everything
  • 1967 : One of the Guys
  • 1968 : Looking at You
  • 1968 : Borderline
  • 1969 : Kick Out the Jams
  • 1969 : Motor City is Burning
  • 1969 : Tonight
  • 1970 : Shaking Street
  • 1970 : The American's Ruse
  • 1971 : Over and Over
  • 1971 : Sister Anne

lundi 15 septembre 2008 15:05


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